Vendredi 2 Octobre 2026

Les Fidji ont déclaré le VIH urgence nationale le 15 septembre 2026. Derrière cette annonce, confirmée par l’Organisation mondiale de la santé, se dessine une crise sanitaire qui appelle davantage de dépistage, de prévention et de soins. Pour les habitants comme pour les voyageurs, comprendre les modes de transmission permet de réagir sans alimenter la peur.

Une urgence sanitaire déclarée le 15 septembre

Dans son communiqué du 18 septembre, l’OMS confirme la déclaration d’une urgence nationale liée au VIH. Cette décision renforce une mobilisation déjà engagée : les Fidji avaient adopté une stratégie de riposte pour 2024–2027, puis lancé un plan national de réponse à l’épidémie.

L’annonce concerne une urgence de santé publique. Elle doit être comprise dans ce cadre, sans être assimilée à un état d’urgence sécuritaire. L’OMS soutient l’élargissement du dépistage gratuit, de la prévention et de l’accès aux traitements.

Des infections en forte progression et un accès aux soins limité

Selon les estimations publiées par l’ONUSIDA le 16 septembre, environ 9 100 personnes vivaient avec le VIH aux Fidji en 2025. Parmi elles, 39 % connaissaient leur statut et 22 % recevaient un traitement antirétroviral. Les nouvelles infections ont été multipliées par douze entre 2010 et 2025 : ce chiffre décrit leur progression, pas le nombre de diagnostics enregistrés pendant une seule année.

Parmi les cas dont le mode de transmission était connu, plus de la moitié étaient liés à une transmission sexuelle et plus de 42 % à l’injection de drogues. Ces proportions ne s’appliquent pas automatiquement à toutes les personnes vivant avec le VIH.

Dépistage, prévention et réduction des risques

Le gouvernement annonce une réponse plus large, avec un sous-comité ministériel chargé d’accélérer l’action. Les mesures présentées comprennent :

  • le renforcement de la prévention, du dépistage et du traitement du VIH ;
  • un accès élargi à la prophylaxie pré-exposition, ou PrEP ;
  • un projet de programme d’aiguilles et de seringues, accompagné de modifications législatives attendues ;
  • la mobilisation des associations et la lutte contre les discriminations.

Ces annonces décrivent des objectifs et des projets : elles ne signifient pas que tous les dispositifs sont déjà accessibles partout dans l’archipel.

Ce que les voyageurs doivent savoir sur le VIH

Le VIH, virus de l’immunodéficience humaine, attaque le système immunitaire. Le sida correspond au stade le plus avancé de l’infection. Vivre avec le VIH ne signifie donc pas avoir le sida.

Le virus ne se transmet pas par les contacts ordinaires, une poignée de main ou le partage d’un repas. Les situations à risque comprennent les rapports sexuels sans protection et le partage de matériel d’injection contaminé. Si vous préparez un séjour, utilisez des préservatifs et demandez conseil à un professionnel de santé pour une prévention adaptée à votre situation.

Les traitements permettent de vivre longtemps en bonne santé. Une personne sous traitement efficace, avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le VIH à ses partenaires sexuels. Informer sans stigmatiser aide aussi les personnes concernées à se faire dépister et à accéder aux soins.

Sources : OMS, 18 septembre 2026 ; ONUSIDA, 16 septembre 2026 ; fiche de l’OMS sur le VIH et le sida.